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Au Pakistan, la vie politique est marquée ces jours-ci par la violence.
Des affrontements entre partisans du gouvernement et opposants ont fait trente-quatre morts samedi, alors que dimanche un autre sympathisant de l'opposition a été tué à Karachi.
La plus grande ville pakistanaise était déserte dimanche, seuls quelques groupes étaient rassemblés dans des zones isolées. Une manifestation avait débuté après les funérailles de 3 sympathisants de l'opposition, tués samedi.
Des affrontements mineurs ont éclaté dans certains quartiers de Karachi et quelques magasins ont été brûlés.
Le Pakistan traverse depuis la pire crise politique, accompagnée de violences, qu'il a connue depuis les années 80, alors que samedi le président de la Cour Suprême, démis, a cherché à rencontrer ses partisans.
Début mars, le gouvernement a tenté de démettre Iftikhar Chaudhry, il est accusé de manquements graves dans ses fonctions. Une décision qui a suscité une levée de bouclier de la magistrature et de l'opposition.
M. Chaudhry, qui nie, a refusé de démissionner.
Sa visite à Karachi était la dernière d'une série de manifestations orchestrées par l'opposition et l'ordre des avocats afin d'obtenir le rétablissement du président de la cours suprême.
Ces émeutes sont le défi le plus sérieux lancé à l'autorité du président Musharraf, qui est aussi le chef de l'armée, depuis sa prise de fonction en 1999.
On craint à Karachi que la violence de samedi ne dégénère, et que les conflits sanglants inter-ethniques des années 80 et 90 ne se répètent.
Pervez Musharraf a condamné la violence lors d'un rassemblement à Islamabad plus tard samedi.
Mais il n'envisage pas de déclarer l'etat d'urgence, affirmant que le peuple est avec lui. Enfin il affirme que les élections présidentielles de cette année, suivies à leur tour d'une élection générale, seront tenues comme prévu. Long Mingying, CCTV
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